Articles

Audition de victimes par la commission d'enquête sur les violences et le contrôle dans l'enseignement scolaire

Image
20 mars 2025 COMMISSION D'ENQUÊTE SUR LES VIOLENCES ET LE CONTRÔLE DANS L'ENSEIGNEMENT SCOLAIRE - Images de l'Assemblée Nationale. Paul Vannier corapporteur de la commission présente la vidéo de la séance d'audition de quelques représentants de collectifs de victimes des violences physiques, morales, et sexuelles perpétrées dans différentes écoles françaises. Dans le cas du collège St Pierre du Relecq-Kerhuon, il n'y aurait pas de victimes connues ayant subies des agressions sexuelles (à la date du siège de la commission). L'absence d'internat au sein de l'établissement ne facilitant pas la promiscuité, ce genre de faits criminels ne semblent pas s'être produits du moins aucun témoignage ne le suggère alors – un témoignage sera émis ultérieurement. Par contre les déferlantes de coups en tous genres sont effectives et prouvées par plusieurs dizaines de témoignages durant une trentaine d'années. Ajoutons à cela la maltraitance psychologique dont le...

Victime de violence et de maltraitance : sombres conséquences

Quelques victimes des violences et des maltraitances de la part des enseignants du collège de Saint Pierre du Relecq-Kerhuon ont témoigné des préjudices qu'ils ont subit et des conséquences sur leurs vies d'adulte. Pour certains l'échappatoire passe par l'alcool, la drogue, les médicaments... Pour d'autres un désir de vengeance inassouvi... D'autres encore évoquent les troubles du sommeil, les difficultés de communication suite à un long silence, les envies de rébellion équivoque... Ces enfants maltraités se sont-ils insérés dans une vie sociale adaptée ? Parents à leur tour, ont-ils été laxistes à l'égard de leurs propres enfants pour éviter de reproduire ce qu'ils avaient vécu ? Au contraire, ont-ils versé dans la maltraitance ? Chacun sa souffrance, enfouie ou béante, sournoise ou tapageuse... Il y a les souffrances qui portent un nom assurément. Il y a aussi les souffrances vagabondes, alternatives, silencieuses, de celles dont les mots se méfient ta...

Témoignage d'une victime des violences du collège du collège St Pierre du Relecq-Kerhuon

Bonjour, Je fus un élève du collège St Pierre du Relecq-Kerhuon en 1973/1974. De cette année scolaire sous tension, je me souviens d'une gifle d'un professeur d'histoire géographie. 5 élèves avaient eu une note insuffisante. Nous avons été mis en ligne devant le bureau de la classe, dos tourné aux élèves, et frappés au visage. Je suis resté stoïque, il m'a regardé dans les yeux, il attendait une faiblesse, ne l'obtenant pas, il est passé à l'élève suivant. Ce dernier a gémi, une pluie de gifles est tombée. Le professeur culminait de plaisir. Ce fut la seule violence pour moi mais combien d'autres ont souffert.  Le plus intense à vivre fut une brimade durant 45 minutes à l'égard d'un élève qui avait menti au professeur d'anglais. Cris, bousculades, humiliations, l'élève refusait d'admettre l'évidence. Le professeur entra en transe, l'atmosphère de la classe changea, nous étions en compassion pour l'élève tétanisé. Le professeur...

Le sous-directeur du Collège St Pierre un abbé « nazillard » et autonomiste

Douze autonomistes bretons ont été déférés le 24 octobre 1975 devant la Cour de sûreté de l'Etat (Cour déterminant la gravité des atteintes à l'Etat dissoute en 1981 par François Mitterrand), et inculpés soit d'attentats et de tentatives d'attentats à l'aide d'explosifs, soit de reconstitution de ligue dissoute. Huit d'entre eux ont été incarcérés à la prison de la Santé à Paris : … Un recteur, un docteur, un inspecteur du Trésor, un professeur, un exploitant agricole, un mareyeur, un docker, un contrôleur de la navigation aérienne... Les quatre autres suspects ont été remis en liberté dont trois abbés et un civil sans profession. Parmi les libérés le nom de l'abbé directeur adjoint de l'école St Pierre, Jacques D.. Ce dernier avait été arrêté par la police judiciaire de Brest à l'école elle-même pour des sympathies à l'égard du FLB (Front de Libération de la Bretagne) dissous en janvier 1974 par le ministre de l'Intérieur Raymond Marcell...

La réputation intangible d'un homme d'Eglise et la complaisance de l'Etat

Image
Le maire du Conquet annonce la venue de l'ancien supérieur du collège St Pierre du Relecq-Kerhuon, l'abbé Yvon/Yves L. en tant que nouveau recteur de la paroisse conquétoise en 1977. La complaisance ou l'ignorance du premier magistrat de la commune du Conquet contribue à la perpétuation d'une réputation surfaite, voire factieuse. Yves L. reconnu coupable de violences répétées à l'égard des élèves par l'inspection académique, suspecté de détournements de fonds - argent public, est écarté de son poste de supérieur du collège par sa hiérarchie afin de rectifier une trajectoire délictueuse à l'égard de la Justice qui jusqu'ici ne s'est pas manifestée.  L'Eglise n'hésite pas à prononcer une promotion au titre de recteur de paroisse malgré le contexte délétère et criminel de l'ex-directeur et présente à l'administration municipale du Conquet un homme compétent sachant que l'académie a, à plusieurs reprises, qualifié cet homme "comp...

Recrutement des instituteurs et des professeurs dans les années 1950-60-70

Le recrutement des instituteurs et des professeurs de collège (CEG) après la seconde guerre mondiale, vit des années troubles entre les lois, les directives, les circulaires, les recommandations des différents ministres et la réalité du terrain, les directeurs d'établissement s'adaptent aux circonstances. Les années 1960 voient venir le baby boom et donc une forte progression d'enfants inscrits dans les écoles avec nouvellement l'école obligatoire jusqu'à 16 ans.  Si le cursus de l'instituteur-trice est celui du bachelier (possibilité d'une bourse complète en cas d'engagement décennal dans l'enseignement) suivi d'une, deux ou trois années selon les variations ministérielles (dernière année de formation dans un établissement) dans une école normale départementale, la réalité est que quiconque veut être instituteur-trice peut s'en prévaloir sans diplôme ou ne disposer que d'un BEPC (Brevet d'Études du Premier Cycle). Ces derniers ont un...

Les professeurs violents du collège St Pierre de Kerhuon ne regrettent rien

Les professeurs encore en vie adoptent différentes attitudes en 2025 après les révélations sur les violences prodiguées au collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon dans les années 1960 -1980... Quelques faits sont signalés plus tardivement et ceci de manière sporadique. Des professeurs désormais à la retraite depuis longtemps, gardent le silence et fuient les questions des journalistes. D'autres professeurs qui évoquent brièvement cette période, déclarent en toute quiétude « c'était un autre temps » ; quelques uns ajoutent que les parents étaient en attente d'un traitement de faveur à l'égard de leurs enfants pour les sortir de leur crétinerie. C'était malheureusement vrai. Sans l'accord tacite des parents le collège n'aurait pu prospérer. Il n'y aurait pas eu de plainte ni des parents, ni de l'autorité religieuse... L'affirmation de certains enseignants va sans doute vite en besogne. Le témoignage "involontaire" d'un professeur datan...

La presse complice du silence de l'affaire des violences au collège St Pierre du Relecq-Kerhuon

Quand une organisation est en dérive manifeste et surtout si cette dérive tombe sous le coup de la loi, il n'est pas illégitime d'espérer que les médias s'immiscent dans les rouages répréhensibles. Dans les années 1950, 60, 70, la population consomme des programmes radiophoniques nationaux, des programmes télévisuels en cours de développement et surtout de la presse papier pour s'informer. Le quotidien local est une référence, une source reconnue qui, alors, est globalement respectée. La rédaction du journal dépêche un correspondant, un pigiste, pour glaner dans la commune les informations locales susceptibles d'intéresser les lecteurs très souvent abonnés et friands de l'actualité de proximité. Le correspondant au statut fragile et dont les revenus sont des rémunérations d'appoint, retranscrit la banalité avec talent. Une réunion sportive, une kermesse, les menus des repas de la cantine... Un fait divers de temps en temps... Le climat d'une élection mun...

Les suites judiciaires attendues par les élèves victimes des violences dans les écoles

Les collectifs de victimes sont prévenus que la justice de 2025 ne saurait condamner des faits prescrits (prescription de 6 ans) cependant, des témoignages (50 – bien plus nombreux ensuite - nouveaux ajouts le 08 10 2025 ) sous la forme administrative requise, sont déposés chez le procureur de la République de Brest (Parquet) le 2 avril 2025 afin de s'assurer qu'il n'y ait pas une façon « indirecte » de poursuivre dans l'affaire du collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon. 19 février 2025, Assemblée Nationale : la commission des affaires culturelles a demandé à disposer des prérogatives d'une commission d'enquête selon l'article 5 ter de l'ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958, à propos des modalités du contrôle par l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires pour une durée de six mois, dès le 21 février 2025 et disposant à ce titre de deux co-rapporteurs.  20 mars 2025 début des auditions de plusieurs collectifs de v...

Le parquet de Brest ouvre une enquête sur le collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon

Le 17 mai 2025, le procureur de la République de Brest annonce à la presse ouvrir une enquête pour entendre les victimes du collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon des années 1960-90. Les faits de violences dispensés par les professeurs du collège sont prescrits mais « Si des faits non prescrits devaient apparaître… », la possibilité de poursuivre serait alors envisageable... Jusqu'alors, aucun fait d'actes sexuels n'est mis en avant... N'y en-a-t-il eu aucun ? Aucune certitude, et bien des doutes. Des décennies après, les éventuelles victimes ne sont sans doute pas en capacité d'affronter les regards des proches qui ignorent tout depuis toujours... A quoi bon s'exposer... « Les faits connus actuellement sont prescrits mais il ne s’agissait pas de procéder à un classement sans suite... Faute de pouvoir recueillir les 50, voire 100 témoignages annoncés, nous allons entendre au moins le président du collectif. Il s’agit de prendre en considération la parole des gen...

La responsabilité des parents des élèves du collège St Pierre violentés

L'école puis le collège St Pierre jusqu'alors plutôt fréquenté par des fils de familles cathos, a vu grossir ses rangs par les demandes d'inscription des parents moins imprégnés par le fait religieux, voire anticléricaux, mais attirés par la potentielle réussite de leur chérubin qui avait tendance à s'enliser dans le système scolaire laïque à l'image du CES de Kériguel.  La main sur le cœur, ces parents juraient de la pureté de leurs intentions : mettre à l'abri de l'échec scolaire leur progéniture. Cette louable intention était néanmoins contaminée par l'orgueil : comment avouer aux voisins, aux amis, à la famille qu'un cancre, un futur chômeur, un futur bon à rien, peut-être même un hippie, ait pu naître dans un honorable foyer laborieux aux mœurs respectables ?  En toile de fond, l'arsenal de Brest (en cours de « rétrécissement ») pourvoyeur d'emplois méritants pour les fils de famille n'ayant pas de vocation première. Entrer à l'a...

L'attribution des palmes académiques à l'aveugle ?

Le père Yvon/Yves/Iffic L., ancien directeur du collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon, après une première secousse administrative ayant fait état de violences à l'égard des élèves (1971), de son fait et du fait des enseignants ; une seconde secousse comptable s'était produite mettant en évidence une troublante gestion des bourses accordées aux élèves défavorisés. Le considéré père Yvon L. avait été invité (1977) à se déporter vers la paroisse du Conquet, du même diocèse, en tant que simple curé de paroisse car si les brutalités illégales constatées passaient pour de la correction aux valeurs éducatives, la suspicion d'irrégularité comptable, aux yeux de l'évêché et de la direction diocésaine de l'enseignement catholique du Finistère fut certainement le seuil d'alerte envers un probable scandale qui, quant à lui, ne fut toléré par quiconque, ni dans la population, ni dans les institutions laïques. Ainsi, un curé maltraitant dont la probité douteuse l'avait c...

La mixité des écoles a diminué la violence des enseignants

Depuis sa création en 1911, l'école Saint Pierre du Relecq-Kerhuon devenu collège après la seconde guerre mondiale était réservé aux garçons. En 1985, l'établissement s'ouvre à la mixité. La commune avait une école privée pour filles dans l'esprit d'antan où les filles et les garçons ne devaient jamais se côtoyer dans un établissement scolaire y compris lors des récréations. L'acceptation de l'école obligatoire des parents du 19ème siècle avait été corrélée à cette disposition intangible. Il fut même un temps ou l'enseignant masculin se chargeait uniquement des garçons et l'enseignante féminine se chargeait uniquement des filles.  Une mixité tardive pour St Pierre qui va influencer les comportements des professeurs violents. Dans une classe où les filles sont présentes et que l'équilibre des mauvais traitements coule de source, les professeurs infléchissent les gestes répréhensibles, les gifles répétitives et les mises à genoux sur règles de bois...

Face à l'esprit décadent de Mai 68, le collège Saint Pierre était une valeur refuge

Même si les révolutions sociétales ne sont pas les facteurs de la pratique violente dans les écoles, certains courants novateurs génèrent des contre-révolutions muettes dans les familles. Mai 68, la libération des mœurs, les filles qui peuvent « coucher » (à l'époque les femmes couchent) en dehors du mariage, la possibilité d'avoir des relations sexuelles avec des mineurs avec fumette et autres pratiques paradisiaques en support, le tout dans des communautés paresseuses éloignées du labeur formateur, tout ceci est une tendance en vogue. Le christ peinturluré en hippie sur les tee-shirts, Jésus superstar, un point de non-retour ? De surcroît, l'abolition de l'éducation scolaire est préconisée pour faire place aux initiations naturelles dans les prés. La philosophie de Rousseau réactualisée. Il est vrai que la société étouffait jusque là... L'Eglise croit à l'apocalypse. Des catholiques accumulent en réserve du savon et des pâtes en grande quantité, la guerre n...

LOI n° 59-1557 du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l'Etat et les établissements d'enseignement privés

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : Art. 1er. — Suivant les principes définis dans la Constitution, l’Etat assure aux enfants et adolescents dans les établissements publics d’enseignement la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes dans un égal respect de toutes les croyances. L’Etat proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. Il prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l’enseignement public la liberté des cultes et de l’instruction religieuse. Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus ci-dessous, l’enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l’Etat. L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants sans distinction d’origine, d’...

Fondateur de l'école St Pierre du Relecq-Kerhuon : l'abbé François-Marie Madec

L'abbé François-Marie Madec (1879-1936) est nommé vicaire (second du curé de la paroisse) en 1906 au Relecq-Kerhuon. Cet homme d'église docteur en droit canon, licencié ès lettres, d'abord enseignant à Paris, est avant tout intéressé par la vie ouvrière et agricole et à ce titre il développe l'esprit du catholicisme social au travers de la création d'une coopérative ouvrière, d'une mutuelle incendie paysanne mais il est plus encore impliqué dans la vie de l'arsenal de Brest. Il y obtient son surnom de « Madec-social ». Un milieu ouvrier houleux qui constituera le creuset de plusieurs syndicats tout-puissants. Le vicaire facilite la création de l'école St Pierre en 1911. Le choix du nom lui serait attribué.  En 1912, l'homme d'église fonde le premier club de football local sans statut légal, ni franche arrière pensée religieuse. L'action se situe plutôt dans le cadre de la distraction des plus humbles pour leur éviter l'alcool. Le club spo...

L'histoire du Relecq-Kerhuon et ses conséquences sur les élèves des écoles

A l'origine, les hameaux du Relecq et de Kerhorre/Kerhuon sont sous la juridiction de la grande commune de Guipavas dont le bourg est éloigné de 5 km environ. Au cours du 19ème siècle, la population se déplace en sabots de bois quel que soit le temps ; il y a bien quelques charrettes mais elles reviennent aux fermiers aisés. Les deux hameaux sont sans chapelle, sans cimetière et sans école. L'isolement est complet et l'entretien des chemins, des commodités n'est pas assumé par la municipalité distante. Les habitants de chaque hameaux verraient bien une autonomie administrative et donc la création de deux communes distinctes de Guipavas. Les bourgeois Guipavasiens sont contre, perte d'influence et de recettes fiscales.  Pour obtenir le statut de commune, il faut prouver au préfet que la future entité est suffisamment dotée par l'impôt pour subvenir aux besoins de la gestion de son fonctionnement : travaux, salaires.... Les comptes sont vite faits. Les Relecquois ...

L'histoire du collège St Pierre du Relecq-Kerhuon

Image
L'école Saint Pierre du Relecq-Kerhuon dans ses années noires. L'ancienne maison, en second plan, constituait l'école originelle. °°° Les premières écoles, qu'elles fussent publiques ou privées, étaient des bâtiments civils déjà construits. En milieu rural, une grange pouvait faire l'affaire. Dans le cas du collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon, il s'agissait d'une maison bourgeoise ayant appartenu à Mr Mme Orhon. Le vicaire de la paroisse, Jean-François Madec sollicita auprès de la propriétaire, veuve d'un médecin de la Marine, une proposition d'achat d'une maison bourgeoise à deux étages dont un mansardé, sise sur un pré entouré d'une haie. Le diocèse de Quimper souhaitait une présence catholique dans l'enseignement autant pour satisfaire des familles pratiquantes que pour entretenir la foi dès le plus jeune âge des enfants qui y seraient éduqués. Cours élémentaires en quelques petites classes qu'il fallut insérer dans une maison d...

Les collèges, lycées coupables de violences et d'agressions sexuelles

Le collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon n'est pas le seul établissement ayant sombré dans la violence à l'égard des élèves mineurs.  Le déclenchement de la vague de révélations médiatiques provient d'anciens élèves de Notre-Dame de Bétharram – Lestelle Bétharram ayant fait savoir qu'au delà des maltraitances physiques et psychologiques, les abus sexuels se répétèrent durant plusieurs décennies. L'écho fut tel que d'autres victimes en France ont ressenti le besoin de faire savoir leur calvaire. Groupe scolaire d'Haffreingue – Boulogne-sur-Mer... violences et agressions sexuelles 1960-1980 environ. Institution Saint-Dominique – Neuilly-sur-Seine... violences et agressions sexuelles 1990-2001 environ. Collège Saint Augustin – Bitche... violences et agressions sexuelles 1960-1990 environ. Château de Burthécourt – Salonnes... violences et agressions sexuelles 1952-1990. Fermé depuis 1990. Collège Saint Martin – Rennes... agressions sexuelles 1954-1963.  Collège...

Le plaisir dans la violence des enseignants et des abbés addicts

L'abbé directeur du collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon sous l'ordre de l'abstinence, coutumier du respect des ordres de l'institution, a transformé son autorité en pulsions traduites par la violence et ses plaisirs aussi troublants et addictifs que la sensualité libérée que cette époque faste en élucubrations intimes fantasmées ou vécues valorisait au plus haut point. Le besoin de ressentir une toute puissance dans une mission hautement considérée de partout, à fait naître le délice coutumier de la perversité sur de jeunes personnes soumises et à disposition par centaines. Pas de folie en cela, comme cela a pu être écrit dans la presse de 2025, juste le goût aphrodisiaque du plaisir des coups portés sans risquer d'en recevoir. D'autres hommes d'église en d'autres lieux n'ont pas su se restreindre à la gifle, ils en sont venus à la violence sexuelle. A St Pierre, sans internat, la tentation était moins accessible que dans les pensions. Etre curé f...

La Direction de l’Enseignement catholique du Finistère s'exprime sur la violence au collège St Pierre

Suite aux révélations publiées dans la presse locale sous format papier ou numérique, les autorités religieuses actuelles se sont exprimées par le biais d'interviews de différents organes d'informations. La Direction de l'Enseignement catholique du Finistère doit rendre compte de son activité pédagogique aux services de l'éducation nationale sachant que l'école privée est sous contrat avec l'Etat selon la loi Debré de 1959. Dans le contexte de révélations jugées accablantes à l'encontre d'une Eglise mutique sur des faits datant de plusieurs décennies et par voie de conséquence prescrits par la loi française alors en cours, le moindre vocable de l'institution est scruté par le public en général et par les victimes en particulier. Dans les publications de 2025, on peut donc lire les déclarations du directeur diocésain : « Tout laisse à penser qu'il y a bien eu un système de violence orchestré par le père... » « On n'était pas au courant de ce t...

L'enseignement privé revendique son autonomie coûte que coûte

Une commission parlementaire est constituée en février 2025 afin d'enquêter sur les violences sexuelles et autres en milieu scolaire infligées par le corps enseignant et personnels assimilés. Un rapport de 300 pages est publié le 2 juillet 2025 après une multitude d'auditions de victimes et d'encadrants... Dans le descriptif de la situation, on y apprend qu'à cette date, 80 collectifs de victimes sont recensés concernant 260 établissements scolaires dont la majorité fait partie de l'enseignement catholique. On y apprend que ces collèges ne sont pas contrôlés par l'Etat alors que ce dernier finance à hauteur de 70% les établissements sous contrat, les autres étant autonomes financièrement. Quoiqu'il en soit chaque établissement ne peut s'émanciper des lois de la République aussi laïque soit-elle ou prétendue comme telle. Depuis la révélation du scandale (2024) des viols d'élèves par des enseignants et encadrants, le ministère de l'Education nation...

Une pression sociale écrasante : l'emploi prédéterminé des enfants

"Objectif principal : préparer, faire admettre et réussir les enfants des milieux modestes de Kerhuon parmi les apprentis de l'arsenal et aux carrières de la marine, écoles des mousses et maistrance." Extrait d'un article du Télégramme - presse papier du 24 mai 1977 mettant en valeur l'enseignement prodigué au collège St Pierre. Cette opinion est le strict reflet de l'opinion populaire : une conformité absolue. L'omniprésence de l'armée dans le tissu social transforme une possibilité de carrière parmi d'autres en pourvoyeur essentiel d'emplois sérieux reconnus par une population qui ne voit aucun autre débouché pour ses enfants et qui est prête à la damnation pour parvenir à ses fins. Bien des régions françaises furent dépendantes de leurs industries, de leurs mines… Au Relecq-Kerhuon, la fierté parentale d'avoir réussi le placement des enfants dans une société sans choix apparent, passait par une emploi dans le milieu de la Marine à Brest....

Les élèves du collège St Pierre le silence des agneaux

Au fil des décennies, des centaines d'élèves ont été témoins à minima de brimades, coups, humiliations portés à leurs camarades de classe et probablement ont-ils été, pour un grand nombre, frappés par des enseignants majoritairement violents et appelés à l'être par la direction de l'école. Ce sont des centaines témoins / victimes dont la majorité, la très grande majorité s'est tue. Il ne s'agissait pas de protéger l'institution en dérive par une omerta salvatrice, il s'agissait du résultat d'un conditionnement de l'esprit qu'aucun jugement clairvoyant n'a pu révolutionner. La violence, la gifle, le coup de pied au derrière sont des méthodes éducatives en cours à l'époque que ce soit dans la famille, dans les écoles publiques qui font voler les craies et les tampons effaceurs de tableau noir, sans oublier les règles carrées qui frappent les doigts ; alors certaines écoles privées, prises par le challenge d'être plus reconnues que l...

Déclarations imprudentes des autorités religieuses

Le directeur diocésain de l'enseignement catholique du Finistère fut dans l'obligation médiatique de commenter la vague de révélations des élèves victimes des violences perpétrées par les enseignants du collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon dans les années 1960-1998. Sur la Radio ICI Breizh Izel, le 31 mars 2025 7:48, interrogé par un journaliste, le directeur déclare :  "Nous avons été surpris et choqué, nous n'étions pas au courant de ce type d'agissements, aussi violents, aussi nombreux. C'est juste inimaginable pour moi et pour Monseigneur Dognin [évêque de Quimper-Léon NDLR]." "... Le collège avait pour réputation d'être assez dur mais de là, à lire tous ces témoignages..."  "On a aucune trace dans nos archives de signalement, tant au niveau de l’évêché, qu'au niveau de l'enseignement catholique du Finistère".  "On reconnaît tout ce qui a pu se passer, c'est clair avec tous les témoignages qu'on a pu lire....