Face à l'esprit décadent de Mai 68, le collège Saint Pierre était une valeur refuge
Même si les révolutions sociétales ne sont pas les facteurs de la pratique violente dans les écoles, certains courants novateurs génèrent des contre-révolutions muettes dans les familles.
Mai 68, la libération des mœurs, les filles qui peuvent « coucher » (à l'époque les femmes couchent) en dehors du mariage, la possibilité d'avoir des relations sexuelles avec des mineurs avec fumette et autres pratiques paradisiaques en support, le tout dans des communautés paresseuses éloignées du labeur formateur, tout ceci est une tendance en vogue. Le christ peinturluré en hippie sur les tee-shirts, Jésus superstar, un point de non-retour ?
De surcroît, l'abolition de l'éducation scolaire est préconisée pour faire place aux initiations naturelles dans les prés. La philosophie de Rousseau réactualisée. Il est vrai que la société étouffait jusque là... L'Eglise croit à l'apocalypse. Des catholiques accumulent en réserve du savon et des pâtes en grande quantité, la guerre n'est peut-être pas loin. Pas seulement les pratiquants, les dubitatifs aussi prennent un air soupçonneux et si tout cela menait à une chienlit civilisationnelle ?
Dans la crainte d'une décadence incontrôlée, les valeurs traditionnelles font office de refuge. Le collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon paraît alors davantage encore une garantie de bon sens que la Direction l'Enseignement Catholique laisse perdurer tant les retombées sont bénéfiques.
Des professeurs ont les cheveux longs et des pantalons pattes d'eph et la main lourde, ils sont en mission de salut public.