Des plaques mémorielles en souvenir des élèves violentés par l'église catholique

Les victimes des collèges catholiques du Finistère  avaient sollicité la mise en place de plaques mémorielles dans l'enceinte des établissements concernés par les violences de l'Eglise auprès des enfants scolarisés. Le collectif des victimes du collège Saint Pierre du Relecq-Kerhuon déclare : « En effet, il est maintenant avéré que ce monsieur bloque la mise en place en place de toute plaque mémorielle au motif que cela « stigmatiserait » le personnel enseignant… ». Lettre d'info numéro 8,5 du 20 juin 2026 et lancement de l'opération coton tige : 
« Opération "Coton Tige" en trois phases
Objectif de l'opération :
Mettre la pression sur Geffard (Alias Pinocchio) jusqu'à ce qu'il se mette avec nous autour d'une table pour discuter du texte qui y figurera.
Phase 1
Explication de l'opération "Coton Tige":
Puisque Geffard ne nous entend pas, nous proposons que chacun d'entre nous, + famille + amis, lui envoie par courrier, une lettre contenant un coton tige avec une simple feuille sur laquelle chacun(e) pourra écrire un texte de son cru du genre " Il semble que vous ayez du mal à entendre les victimes de saint pierre de Kerhuon" (bien sûr, chacun pourra l'adapter à son gré mais, svp, sans jamais être agressif, ce serait contre-productif.
Nous avons vérifié auprès d’un avocat, rien à redouter en faisant cela (sauf pour celui qui aurait l’idée facétieuse de joindre un coton tige usagé).
Les médias (journaux, télés, radios) nous accompagneront. Le seul truc qui fait peur à Geffard, c'est la presse, selon Mr Pons qui vient de travailler 3 ans avec lui.
En résumé : Une feuille simple sur laquelle vous scotchez un coton tige (non usagé), vous faites figurer votre nom, adresse et vous signez (si vous le souhaitez) en ajoutant la petite phrase convenue. Le tout dans une enveloppe timbrée et vous la postez Lundi 22 juin (pas avant pour avoir un effet « masse »).
A l’adresse suivante :
Monsieur Christophe GEFFARD
DDEC Quimper...  »

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Violences dans les écoles privées : ils envoient une lettre et un coton-tige à l’enseignement catholique Ils veulent être entendus. D’anciens élèves du collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon et du Kreisker Sainte-Ursule de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), ont adressé une lettre et un coton-tige à la direction de l’enseignement catholique, afin de faire entendre leur revendication, à savoir l’installation de plaques commémoratives. Ouest-France Sarah Humbert Publié le 23/06/2026 à 12h10

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Le 16 octobre 2026 à 16h38   Article Le Télégramme
Après le pardon de l’évêque du diocèse en début d’année , les collectifs des victimes de violences au Kreisker et Sainte-Ursule à Saint-Pol-de-Léon, et Saint-Pierre-Kerhuon, au Relecq-Kerhuon, obtiennent une nouvelle avancée majeure : « Le principe de la pose de plaques mémorielles est acté », annoncent, dans un communiqué commun publié ce vendredi, les deux collectifs, l’évêque de Quimper et Léon, Monseigneur Laurent Dognin, Christophe Geffard, directeur de l’Enseignement catholique du Finistère, des représentants des établissements concernés ainsi que la responsable du service de prévention et de protection des mineurs et des majeurs vulnérables du diocèse. Réunis en visioconférence ce jeudi, ils saluent « la volonté de construire ensemble ».
Posées d’ici juin 2027 La pose de plaques commémoratives dans les établissements concernés avait été demandée, il y a quelques mois, par le collectif des victimes du Kreisker et de Sainte-Ursule . La même démarche avait été lancée par le collectif réuni autour de l’établissement Saint-Pierre-Kerhuon, au Relecq-Kerhuon. Jusqu’à présent, le diocèse n’avait pas officiellement accédé à leur demande.
La pose de ces plaques interviendra au plus tard d’ici la fin de l’année scolaire 2026-2027. « Un texte spécifique sera rédigé pour chaque établissement, en collaboration avec la Direction diocésaine de l’Enseignement catholique (DDEC) et les chefs d’établissement concernés », est-il précisé dans le communiqué. « Le texte que nous avons déjà proposé depuis plusieurs mois sera retravaillé afin d’y ajouter un mot des équipes d’enseignements actuelles. La phrase à laquelle nous tenions le plus, à savoir "Le silence ne sera jamais une option" est, quoi qu’il en soit, sanctuarisée », indique Gildas Marie, du collectif des victimes du Kreisker et Sainte-Ursule.
« Message de vigilance et de prévention »
Le lieu d’implantation des plaques sera, quant à lui, « défini en concertation avec la DDEC et les équipes de direction des établissements ». Au Kreisker, elle pourrait être apposée « sur l’un des frontons des anciens bâtiments du lycée qui donnent sur la rue Cadiou, au centre-ville de Saint-Pol. Au collège Sainte-Ursule, on évoque le hall d’entrée », ajoute Gildas Marie. Au Relecq-Kerhuon, l'emplacement n'est pas encore décidé.
Pour les collectifs, la pose de ces plaques est bien plus que symbolique. « Elle doit permettre de reconnaître les souffrances vécues par les victimes, de préserver leur mémoire et de transmettre aux générations futures un message de vigilance et de prévention ».
« L’engagement des équipes actuelles »
Côté judiciaire, le travail suit son cours et, pour le moment, le parquet de Brest ne s’est pas prononcé sur la suite donnée à ce dossier.
Le diocèse et l’Enseignement catholique du Finistère ajoutent qu’il « apparaît important à la fois de reconnaître les souffrances subies par les victimes, mais aussi de pouvoir signifier l’engagement actuel et futur des communautés éducatives à la qualité de la relation éducative dans les établissements ».
Le Télégramme Publié le 16 octobre 2026 à 16h38.

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Le minimum de mémoire semble assuré sans pour autant connaître la durée de l’apposition. Les plaques se dévissent à toute heure, au moindre embarras. Une plaque municipale devant les établissements avait, en terrain neutre, une durabilité peut-être au delà des acceptations douloureuses de la direction diocésaine de l’enseignement catholique, voire de l'Eglise toute entière, toujours prêtes à œuvrer pour l'oubli éternel... 

Maigre consolation, l'Eglise gagne son procès d'indifférence.


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