L'écoute du pape à l'égard des victimes des violences des prêtres
Le pape lors de sa visite à France en 2026 a accordé à 7 victimes des violences sexuelles ou non des prêtres et personnels de l'église, un quart d'heure individuel et 1 heure de groupe, une audience très préparée par les représentants de la Conférence des évêques de France. Conditions du rendez-vous : Maison épiscopale de Lourdes le 27 septembre 2026. 17h30 à 19h30. Quatre hommes et trois femmes victimes.
Au sortir de l'audience à huis clos, les victimes sélectionnées ont divulgué leurs émotions après la rencontre papale.
"On a senti un pape authentiquement à l'écoute. J'ai rarement rencontré quelqu'un qui avait une écoute aussi profonde."
"Un moment extraordinaire."
"Une sincérité que je n'avais jamais ressentie auparavant."
"Un homme engagé et décidé conscient que ce changement et cette transformation vont prendre du temps."
Le pape reconnaît "un problème systémique dans l'Eglise qui n'est pas réglé à ce jour".
Pierre-Antoine Bozo, évêque de La Rochelle et porte-parole de la Conférence des évêques de France, a déclaré : "Sans faux-semblants, le pape a d'emblée dit qu'il y avait un problème systémique dont le règlement n'était qu'à ses débuts. Il a clairement signifié ça".
Lors d'un ressaisissement ultérieur, soit quelques jours plus tard, dans un avion ayant trouvé la bonne élévation, le souverain pontife a rectifié l'emportement en ne parlant plus de systémie mais de comportements d'hommes en l'Eglise : "l'abus sexuel est avant tout un problème humain". Autant dire que les dérapages avaient une émergence individuelle mettant ainsi de la distance entre l'organisation ecclésiastique et les déviances humaines.
Mettre un personnage aux envergures sociales et spirituelles élevées devant des personnes en souffrance en attente d'une écoute revient a joué avec l'étiquette sans évoquer la matière. Le pape est un professionnel de l'écoute, sa carrière au sein de l'Eglise lui a appris l'art de la confession, l'art du réconfort de l'instant, la prière adéquate dont les aboutissants ne sont pas induits…
Mais les choses n'ont-elles pas été excellemment inversées, car si les victimes ont eu le "privilège" minimal (refus de recevoir un collectif) de se confier face à la figure tutélaire de l'organisation qui les a torturé, n'eut-il pas été plus profitable que ces victimes fussent à l'écoute de la parole d'un décisionnaire responsable actuel des silences et dissimulations de l'Eglise. Le pape a-t-il ordonné une clarté complète des dossiers passés et en cours aux évêques de France ? Des noms de coupables, puisqu'ils sont individuels selon Robert Francis Prevost ont-ils été livrés à la justice ?
Quant à la note d'espoir, le pape étant un fervent courtisan de l'espoir, elle s'énonce dans l'hypothèse d'une amélioration future. Si l'on peut considéré que la violence physique systémique dans les écoles catholiques est probablement en fin de parcours, la violence sexuelle sera toujours érectile tant que des hommes d'église, à la chasteté imposée contre nature, seront au contact d'enfants sous emprise d'une perversité conduite par des individus aux envergures dominantes.
Annonce faite éditée dans le site internet vaticannews.va le 27 septembre 2026. Léon XIV aux victimes d'abus: "Je m'engage pour que ce mal ne se reproduise plus".
A noter que très peu de temps après le passage du pape en France et un public charmé par un homme en robe blanche, une célébrité catholique française a été accusée par une jeune femme violée qui cherchait une écoute, d'avoir été violée sous emprise par celui qui avait une grande réputation d'écoute justement… Décidément l'écoute catholique n'est guère fréquentable bien qu'elle sache abuser de son uniforme de morale.
Chefs d'accusation : "viol par personne abusant de l’autorité de sa fonction, agression sexuelle sur personne vulnérable par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, menace ou acte d’intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte"- le parquet de Lyon au 6 octobre 2026. L'Eglise fait une enquête canonique ! Le présumé innocent a été, durant 25 ans, responsable d'un établissement d'enseignement... L'école reste un lieu privilégié pour la formation des prêtres... Preuve si besoin était que l'engagement papal n'est qu'une prière devant l'insondable perversité humaine qu'aucune église ne saurait circonscrire... Péché d'orgueil d'un représentant d'une Eglise sale... Plus de 300 000 victimes en France... La France un petit territoire chrétien...
L'affaire de violences physiques et morales du collège St Pierre du Relecq-Kerhuon sur des centaines d'élèves se dissout dans le flot des affaires à caractère pédophile… Les victimes de Kerhuon n'ont plus qu'à disparaître les unes après les autres car au vu des violences du monde, elles n'ont rien à espérer...